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| MOMENTS IMPORTANTS DE LA VIE CHRETIENNE |
Dans notre vie de
famille, il y a des moments importants. Le mariage, la naissance
d'un enfant, les anniversaires, les diplômes, le mariage de nos
enfants, la naissance de nos petits-enfants. Ca y est, c'est
reparti pour un tour. Vive la famille ! La vie chrétienne
familiale s'inscrit dans ces grands moments. Elle
réunit vie "profane" et vie religieuse. Elle
lie le sacré à la vie quotidienne, elle est un signe de ces
grands passages qui viennent "enchanter" notre
ordinaire par leur aspect festif. Elle grandit avec l'enfant et
elle le grandit en même temps : baptême, première communion,
profession de foi, confirmation, ... l''Eglise catholique
fête avec son peuple ces grands moments.
Le
sacrement du baptême marque l'entrée dans la communauté
chrétienne d'une personne quelque soit son âge, en général un
enfant. Une entrée implique donc qu'il y ait une suite. Cette
suite sera l'éducation spirituelle qu'il recevra. L'éveil à la
foi, destiné aux plus petits n'ayant pas l'âge de s'incrire en
catéchèse est un élargissement de la foi vécue du foyer à la
communauté, notre grande famille catholique. Pour les plus grands
(à partir du CE2), le "caté", terme usuel qui faisait
autrefois partie du développement d'un enfant dans notre pays,
peut maintenant devenir une grande surprise pour qui entend son fils ou sa fille lui dire en
rentrant de l'école :
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Pour qui, pourquoi ?
Pour
beaucoup de parents catholiques, inscrire son enfant au caté
fait partie des étapes normales de la foi vécue
en Eglise tout au long de l'année.
Pour d'autres, peu ou pas pratiquants, c'est le moyen de parvenir
à la "communion", fête traditionnelle familiale.
Une partie des parents inscrivent leur enfant à la suite d'une
demande faite par ce dernier, souvent influencé par le copain,
mais aussi parce que l'enfant pendant son jeune âge
("l'âge mystique") se tourne instinctivement vers son
Père du Ciel. Ensuite, l'environnement détruira ou
épanouira cet amour naturel. Parmi ces parents, on rencontre
- des croyants qui ont fait baptiser leur enfant
dès son plus jeune âge pour diverses raisons (faire plaisir à
mamie par exemple), mais la foi reste secondaire pour eux, vécue de temps à
autres en leur for intérieur, construite à partir d'une vague notion chrétienne tirée de quelques souvenirs flous d'une
catéchèse lointaine.
- des croyants ou des "indifférents"
qui ont négligé et oublié leur foi jusqu'à déserter les
fonts baptismaux.
On trouve également des athées convaincus, dont certains
hostiles à l'Eglise. Dans ce dernier cas, sourions gentiment en
imaginant la tête de papa et maman lorsque l' enfant fait sa
demande. Pourtant, un certain nombre d'entre eux donneront leur
accord et l'enfant commencera une catéchèse.
N'oublions surtout pas l'affiche collée chez les commerçants
qui peut donner envie d'essayer.
Des enfants seront donc réunis au "caté" (ou KT), pour des
raisons diverses et chacun aura son histoire,
sa foi personnelle, son environnement, sa personnalité à
emmener avec lui. C'est une grande richesse pour l'Eglise.
Dans la pratique, beaucoup d'enfants qui ont voulu suivre le
copain mais dont les parents ne sont pas très
"partants" vont arrêter avant la première communion.
Une autre partie de ceux-là franchira la porte du baptême
pendant la seconde année, une autre encore ira
jusqu'à la première communion, continuera jusqu'à la
profession de foi, et peut-être jusqu'à la confirmation. Parfois
on rencontre, parmi les jeunes qui fréquentent l'aumônerie, ceux
issus des familles les plus indifférentes à ce sujet.
Et plus rarement, les parents eux-mêmes retrouvent ou trouvent
un chemin de foi par le biais du catéchisme. Réjouissons nous et remercions le Ciel qui a
distribué sa Grâce et les coeurs qui ont su s'y ouvrir !
Comment
ça se passe ?
Bien sûr, l'inscription se fait à la paroisse.
Une somme modique vous sera demandée pour participation aux
frais généraux (chauffage, etc...). Les personnes qui
rencontrent des difficultés financières doivent le signaler. Il
y a toujours moyen de s'arranger. Le "caté" dure du
CE2 à la sixième, année de la profession de foi. Le jeune
pourra poursuivre vers la confirmation, mais le
"caté", un peu enfantin, prend le
nom "d'aumônerie". Pour l'organisation, tout dépend de
la paroisse. Il n'y a pas de règlement fixe et chaque paroisse
doit s'adapter aux contraintes et règles de notre monde moderne.
Réunions
La forme plus classique est la réunion du mercredi
donnée par une catéchiste dans une salle paroissiale.
Toutefois, de plus en plus d'emplois du temps empêchent cette
version confortable jadis appréciée de la majorité. Les réunions
sont alors plannifiées en accord avec les parents, afin de contenter le plus grand nombre et ne pas empêcher la
pratique du sport favori et/ou autres activités. Des petites équipes vont ainsi se former selon les quartiers et les disponibilités.
Souvent, les parents sont mis à contribution. Un responsable encadre toute la catéchèse et les réunions d'équipes sont animées
par le père ou la mère qui se sent capable de remplir
cette tâche. Dans certaines paroisses, on demande à un des parents de
"prendre son tour" afin de le sensibiliser. Il devra se
rendre à une réunion préparatoire où lui sera
expliqué le travail à remplir. Puis il
recevra chez lui les enfants. Ces derniers se
jetteront sur les boissons et gâteaux qui leur seront offerts,
voudront jouer dans la chambre du copain et ne plus
en sortir. L'animateur improvisé devra apprendre à composer :
ne pas trop interdire mais rappeler qu'on est là pour parler de
Dieu. Les enfants vont alors
suivre avec intérêt et participer. L'animateur sera aidé
d'un manuel et du livre destiné aux enfants. Pas besoin d'une grande connaissance. La réunion
préparatoire, la lecture du manuel et du cahier d'exercices seront les outils les plus utiles. Mais
attention aux questions ! Les enfants en ont plein la tête, leur
imagination travaille à fond avec tout ce que la tv
leur offre et sont assoiffés de réponses à des questions
qui parfois tiennent du casse-tête ... chrétien !
Rassemblements
Les rassemblements sont là pour apprendre à l'enfant
à vivre en communauté sa foi, apprendre à se tenir et comprendre les
célébrations. Les rassemblements (1 ou 2/mois) ont lieu dans la salle
paroissiale. Ils sont encadrés et animés par le responsable de catéchèse,
par les parents responsables d'équipes, par les enfants
eux-mêmes qui apportent les petits travaux réalisés, commentent, font un mime appris en
équipe, etc... Les chants doivent être bien choisis,
représentatifs du thème abordé. C'est souvent le moment des
sourires, des rires, de la joie. La seconde partie des
rassemblements se passe à la chapelle -si c'est possible- et
permet de vivre une mini-célébration. Le prêtre présidera
s'il est présent. L'enfant apprendra à entrer en silence et le
garder, à faire son signe de croix, une procession pour
apporter un cierge, une fleur, un dessin, à écouter la
lecture de la Parole. Il apprendra les prières qu'il récitera
avec tous ses copains de caté, il
chantera, encore et encore car notre religion est une religion
qui aime chanter. Il pourra aussi (c'est plus rare et c'est dommage)
apprendre à adorer le Saint sacrement qui lui
sera expliqué avec des mots simples. Des
rassemblements plus importants auront lieu lors des grands
moments de la vie liturgique catholique.
Messes
Tout dépend encore des paroisses mais il est
fréquent, la première année, qu'on ne demande pas expréssement aux familles de se rendre à la messe. On sait que les enfants dont les parents sont
pratiquants y vont tous les dimanche. On sait aussi que beaucoup
de parents viennent de reprendre contact avec l'Eglise par le biais du caté... Déjà un grand pas d'effectué. On préfère
ainsi commencer à faire vivre aux parents et enfants
la vie en Eglise uniquement par les rassemblements. Certains
hurleront au scandale en disant que c'est laisser des âmes en état de péché mortel puisque n'assistant pas à la messe
dominicale comme l'exige notre religion. Pourtant, cette attitude
réservée est dictée par le souci de ne pas trop en demander,
pour ne pas risquer de faire fuir ceux qui ont encore du mal
à s'habituer aux exigences de notre foi. Une messe des familles a lieu une
fois par mois. Elle permet d'amener à l'église des parents qui n'ont pas l'habitude de la
messe. Ces messes familiales sont animées par les équipes de
catéchèse et par les enfants. La messe doit rester gaie,
simple, mais ne pas être escamotée. La liturgie doit être
respectée et la profondeur de la foi, de la prière doit être
aussi au rendez-vous. Ces messes familiales fêteront les grands
moments de notre liturgie comme Noël par exemple. C'est aussi
lors d'une messe familiale qu'auront lieu des baptêmes d'enfants
du caté. C'est un grand moment où tous les copains et copines
sont là, pour fêter tous ensemble ce jour important,
cette nouvelle vie, déjà préparée par les premières années
de caté. Puis viendra la première communion et la
profession de foi. ( Suite en Janvier/Février.)
Quelques témoignages :
Damien : moi j'aime bien le caté parce qu'on s'amuse avec les copains chez eux, on parle de Jesus, on fait des dessins. Comme ça je connais mieux Dieu et je peux mieux prier pour mon papy qui est mort. J'aime bien aussi les rassemblements, surtout quand on arrive et qu'on chante "ensemble nous voici".
Marion : j'aimais bien le caté au début, les premières années. J'étais avec des copains et copines que j'aimais bien et on riait, on s'amusait, on buvait du coca cola, on en parlait à l'école car on allait tous à la même. On faisait plein de choses : on avait fait un village de Nazareth en carton, on faisait des mimes. J'aimais bien les réunions, moins les rassemblements. Je n'aimais pas les messes des familles car je m'ennuie à la messe. Ensuite quand on a grandi, à partir de la sixième ça a changé et j'aimais moins. On n'allait plus chez les parents.
Bertrand : très bien, les réunions c'est bien, tout est bien. J'aime bien tout. Par contre ça m'arrive de ne pas avoir envie d'aller aux rassemblements si je suis fatigué, et je n'ai pas envie de ressortir de la maison. J'avais bien aimé la sortie à Chartres, surtout le petit train, mais la visite de la cathédrale c'était bien aussi. Ce qui m'embête c'est qu'on parle toujours du même sujet, on parle la première année de Jésus et la deuxième année encore de Jésus et encore la troisième année, et la quatrième. J'aime bien Jésus pourtant. En tout cas, je ne regrette pas d'y aller.
La grande aventure de la foi continue en page 9
| 15/12/01 |
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