Voici que tu concevras dans ton sein et enfanteras un fils et tu l'appeleras du nom de Jesus - Joseph se leva, prit avec lui l'enfant et sa mère, de nuit, et se retira en Egypte - D'Egypte j'ai appelé mon fils - Elle enfanta son fils premier né, l'enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce qu'ils manquaient de place dans la salle - L'enfant grandissait, se fortifiait et se remplissait de sagesse et la grâce de Dieu était sur lui - Tu es mon fils, moi, aujourd'hui, je t'ai engendré -

Ce site est un lieu familial. Il s'adresse à tous ceux, croyants, non-croyants, pratiquants ou non pratiquants, qui partagent nos valeurs chrétiennes. Vous y trouverez des rubriques sur les grands moments de notre vie catholique (baptême, Spécial Noël), des actualités, des témoignages, des sujets de société, des liens, des textes d'Eglise.
Un
forum est à votre disposition. N'hésitez pas à écrire, à répondre aux intervenants. Votre opinion est précieuse.


MOMENTS IMPORTANTS DE LA VIE CHRETIENNE

Dans notre vie de famille, il y a des moments importants. Le mariage, la naissance d'un enfant, les anniversaires, les diplômes, le mariage de nos enfants, la naissance de nos petits-enfants. Ca y est, c'est reparti pour un tour. Vive la famille ! La vie chrétienne familiale s'inscrit dans ces grands moments. Elle réunit vie "profane" et vie religieuse. Elle lie le sacré à la vie quotidienne, elle est un signe de ces grands passages qui viennent "enchanter" notre ordinaire par leur aspect festif. Elle grandit avec l'enfant et elle le grandit en même temps : baptême, première communion, profession de foi, confirmation, ... l'Eglise catholique fête avec son peuple ces grands moments.
Le sacrement du
baptême marque l'entrée dans la communauté chrétienne d'une personne quelque soit son âge, en général un enfant. Une entrée implique donc qu'il y ait une suite. Cette suite sera l'éducation spirituelle qu'il recevra. Une catéchèse commencée dès le CE2 mène à la

Première communion

Deuxième année de catéchèse déjà...
Rappelez-vous...

L'inscription au caté, les réunions, les soirées de rassemblements alors qu'on resterait bien chez soi parfois lorsque la pluie nous attend dehors et qu'une journée de travail nous a pompé notre énergie. Et les retours joyeux avec la sensation bienheureuse du devoir accompli, du plaisir de faire partie de la communauté, en compagnie des enfants connaissant tous les recoins de la paroisse : les tiroirs qu'on ouvre pour prendre du papier, des crayons, l'armoire contenant le ballon de foot pour se faire une petite partie avant de partir, la place favorite à côté du meilleur copain pour entendre parler de Dieu, la chapelle pour prier. Et les mamans pour discuter.
Cette année, après tout ce début de vie en Eglise, un moment important se prépare : la première communion.

La première communion, qu'on appelait autrefois la "communion privée" est le moment où l'enfant est considéré comme étant capable de comprendre ce sacrement et le vivre pleinement en recevant pour la première fois le Corps du Christ.
La première communion prend donc place dans la messe ou eucharistie -repas du Seigneur- auquel nous sommes "tous invités". Dans les évangiles, il est souvent question de repas. Le Christ, comme nous, aimait partager ce moment en compagnie de tous ceux qu'il rencontrait. Lorsqu'il a senti son heure prochaine arriver, il a réuni ses disciples le soir. C'était une réunion traditionnelle de la pâque juive, le jour des Azymes (pains sans levain), nous dit la bible.

"Faites cela en mémoire de moi"

Pendant le repas, Jésus a pris du pain, l'a béni, l'a partagé et donné à ses disciples en disant "Prenez, mangez, ceci est mon corps" "Faites cela en mémoire de moi". Il a fait de même avec une coupe de vin, en disant "Buvez en tous, ceci est mon sang, le sang de l'alliance qui va être répandu pour une multitude".
Ces paroles et ces gestes, si importants, sont appelés "institution de l'eucharistie". Le sang répandu est celui de Jésus qui meurt sur la croix le lendemain. Mais tout ne s'arrête pas là sinon personne ne se réunirait le dimanche pour manger, comme Il nous l'a lui-même demandé, ce pain sans levain qui devient Jésus Christ.
IL y a eu un "après", le troisième jour après sa mort.
C'est toujours au cours d'un repas, lorsqu'il a coupé du pain et l'a tendu à deux hommes que ces derniers l'ont reconnu et sont vite retournés à Jerusalem afin de transmettre la bonne nouvelle. Bonne nouvelle confirmée par les onze apôtres réunis qui avaient vu Jésus auparavant, bien là, revenu d'entre les morts, au point que Thomas n'en croyait pas ses yeux. Quant à Marie Madeleine, elle s'y attendait si peu qu'elle l'avait pris pour le jardinier ! "C'est vrai, leur dirent-ils, le Seigneur est ressuscité".
Alleluia ! Les premières communions se font donc souvent le Jeudi Saint, peu de temps avant Pâques, qui est le jour de l'institution de l'Eucharistie. Ce sera une petite fête à la maison et une grande fête dans son coeur car cette première communion n'est pas une fin en soi mais bien l'étape nécessaire pour vivre pleinement notre foi en communauté et communier une deuxième, troisième, quatrième, cinquième, ...enième fois, tous ensemble réunis à la messe par et avec Jésus Christ. Et puis l'année suivante, il y aura la profession de foi, jour de grande fête en Eglise et en famille. Oui, la vie d'Eglise ne fait que commencer...


Un peu d'histoire

La première communion se fait immédiatement après le baptême jusqu'au 12e siècle. Déjà, des questions se sont posées sur la transformation du pain et du vin et la présence réelle du Christ dans ces deux espèces (transsubstantiation). Le Concile de Latran IV, convoqué par le pape Innocent III (1215) a rendu officielle la transsubstantiation et la première communion est donnée à partir de 12 ans pour les filles et 14 pour les garçons. L'usage entre dans le droit canon durant le Concile de Trente. Au cours des siècles qui vont suivre, cet acte d'abord privé va donner lieu à une cérémonie précise, où les enfants sont rassemblés afin de recevoir le Corps du Christ pour la première fois.

Au fil du temps, une grande fête familiale marque le passage de l'enfance vers l'âge adulte et donne des droits nouveaux au communiant dans la société civile ainsi qu'au sein de la famille. Au 19e, pour l'occasion, les fillles s'habillent de blanc afin de ressembler à la Sainte Vierge, Immaculée Conception, mais parfois chacune rivalise de coquetterie dans le choix de la toilette. Cette attitude a pu provoquer des incompréhensions légitimes de la part de la population pauvre.

C'est au 20e siècle, précisément en 1910 par Pie X, que dès 7 ans -âge de raison- les enfants peuvent communier. On distingue alors deux formes de communion : la communion dite "privée" puisqu'elle est célébrée discrètement, et la communion "solennelle" plus tardive, à 12/14 ans, afin sans doute de continuer à "marquer" le passage de l'enfance vers l'âge adulte. C'est donc la communion "solennelle" qui donne lieu à de plus importantes réjouissances domestiques.

La deuxième moitié du 20e siècle apporte des transformations dans la pensée de l'Eglise, donc dans sa liturgie. La messe doit être vécue comme le lieu du rassemblement des baptisés, appelés à participer pleinement au repas pascal, et à vivre du Christ après l'envoi hors des murs de l'église. La communion n'est pas dissociée du reste de la liturgie mais devient cette nourriture essentielle à notre foi. Elle devient donc plus fréquente parmi les baptisés et moins contraignante. Le jeüne la précédant est rendu plus souple. La catéchèse change, l'accent est mis sur la proximité de Jesus et, pour une plus grande égalite, filles et garçons revêtent l'aube blanche sobre lors de la profession de foi, nouvelle "appelation" de la communion solennelle, ceci afin d'éviter les confusions et rappeler que l'eucharistie se vit tous les dimanche. On attache plus d'importance à l'effusion de l'Esprit Saint. La communion "privée" se dit "première communion", puisque ce qui est une "première" est appelé à se continuer. Elle concerne en général les enfants de CM2 mais certains peuvent communier dès le CM1 si certains critères sont présents. La profession de foi se fait une année après, en sixième.
Aujourd'hui, début 21e siècle, chacun adopte la tenue de son choix : aube, vêtement civils voire même parfois jogging heureusement plus rares que dans les cours d'école. Les premières communions concernent aussi des adultes, baptisés mais n'ayant eu aucune pratique religieuse, lesquels pendant quelques mois font une "préparation à l'eucharistie" et communie lors d'une messe où une attention particulière est apportée à cette première fois. En effet, tout ce qui change de l'ordinaire des fidèles est fêté par l'ensemble de la communauté.
Il y aura sans doute encore des changements dans les années à venir, dus en général aux nouvelles conditions de vie qui obligent à s'adapter, à aménager. S'il est positif que la communion se soit assouplie, afin de lui rendre son caractère de repas partagé, il faut toutefois faire attention à ne pas désacraliser l'eucharistie par une trop grande décontraction.



Jésus se donne lui-même

Quand notre pape Jean Paul II parle de la première communion (extraits) :

Chers amis, la première communion est sans aucun doute une rencontre inoubliable avec Jésus; c'est un jour qu'il faut se rappeler comme l'un des plus beaux de sa vie. L'Eucharistie, instituée par le Christ la veille de sa Passion, au cours de la dernière Cène, est un sacrement de la Nouvelle Alliance, et c'est même le plus grand des sacrements. Le Seigneur s'y donne en nourriture des âmes sous les espèces du pain et du vin. Les enfants le reçoivent solennellement une première fois - précisément à la première communion - et ils sont invités à le recevoir par la suite le plus souvent possible pour rester dans une relation d'amitié intime avec Jésus.

Pour accéder à la communion, il faut, comme vous le savez, avoir reçu le baptême: c'est le premier des sacrements et le plus nécessaire pour le salut. C'est un grand événement que le baptême! Au cours des premiers siècles de l'Église, quand c'étaient surtout des adultes qui recevaient le baptême, la cérémonie s'achevait par la participation à l'Eucharistie et elle avait la solennité qui accompagne aujourd'hui la première communion. Par la suite, quand on commença à donner le baptême surtout aux nouveau-nés - c'est aussi le cas de beaucoup d'entre vous, chers enfants, qui ne pouvez pas vous rappeler le jour de votre baptême -, la fête la plus solennelle fut reportée au moment de la première communion. Tout garçon et toute fille de famille catholique connaît bien cette coutume: la première communion est vécue comme une grande fête de famille. Ce jour-là, avec le premier communiant, ses parents, ses parrain et marraine, ses frères et sœurs ont part à l'Eucharistie, et parfois les professeurs et les éducateurs aussi.

En outre, le jour de la première communion est une grande fête dans la paroisse. Je me rappelle comme si c'était hier le jour où, avec mes camarades, je reçus pour la première fois l'Eucharistie dans l'église paroissiale de ma ville natale. On a l'habitude de fixer cet événement par une photographie de famille, pour qu'il ne soit pas oublié. De telles photos suivent en général une personne pendant le reste de ses jours. Avec le temps, on revit, en tournant les pages de l'album, l'atmosphère de ces moments; on revient à la pureté et à la joie que l'on a éprouvées dans la rencontre de Jésus, qui, par amour, s'est fait Rédempteur de l'homme.
(...)

Lève ta petite main, Enfant divin,
et bénis tes jeunes amis,
bénis les enfants de toute la terre!

Du Vatican, le 13 décembre 1994

http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/letters/documents/hf_jp-ii_let_13121994_children_fr.html  

19/01/02

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