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| MOMENTS IMPORTANTS DE LA VIE CHRETIENNE |
Dans notre vie de
famille, il y a des moments importants. Le mariage, la naissance
d'un enfant, les anniversaires, les diplômes, le mariage de nos
enfants, la naissance de nos petits-enfants. Ca y est, c'est
reparti pour un tour. Vive la famille ! La vie chrétienne
familiale s'inscrit dans ces grands moments. Elle réunit vie
"profane" et vie religieuse. Elle lie le sacré à la
vie quotidienne, elle est un signe de ces grands passages qui
viennent "enchanter" notre ordinaire par leur aspect
festif. Elle grandit avec l'enfant et elle le grandit en même
temps : baptême, première communion, profession de foi,
confirmation, ... l'Eglise catholique fête avec son peuple ces
grands moments.
Le sacrement du baptême
marque l'entrée dans la communauté chrétienne
d'une personne quelque soit son âge, en général un enfant. Une
entrée implique donc qu'il y ait une suite. Cette suite sera
l'éducation spirituelle qu'il recevra. Une catéchèse commencée dès le CE2 mène à la
Première communion
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Deuxième
année de catéchèse déjà...
Rappelez-vous...
L'inscription au caté, les réunions, les soirées de
rassemblements alors qu'on resterait bien chez soi parfois
lorsque la pluie nous attend dehors et qu'une journée de travail
nous a pompé notre énergie. Et les retours joyeux avec la
sensation bienheureuse du devoir accompli, du plaisir de faire
partie de la communauté, en compagnie des enfants connaissant
tous les recoins de la paroisse : les tiroirs qu'on ouvre pour
prendre du papier, des crayons, l'armoire contenant le ballon de
foot pour se faire une petite partie avant de partir, la place
favorite à côté du meilleur copain pour entendre parler de
Dieu, la chapelle pour prier. Et les mamans pour discuter.
Cette année, après tout ce début de vie en Eglise, un moment
important se prépare : la première communion.
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La première communion, qu'on
appelait autrefois la "communion privée" est
le moment où l'enfant est considéré comme étant
capable de comprendre ce sacrement et le
vivre pleinement en recevant pour la première fois le Corps
du Christ. La première communion prend donc place dans la messe ou eucharistie -repas du Seigneur- auquel nous sommes "tous invités". Dans les évangiles, il est souvent question de repas. Le Christ, comme nous, aimait partager ce moment en compagnie de tous ceux qu'il rencontrait. Lorsqu'il a senti son heure prochaine arriver, il a réuni ses disciples le soir. C'était une réunion traditionnelle de la pâque juive, le jour des Azymes (pains sans levain), nous dit la bible. |
"Faites
cela en mémoire de moi"
Pendant le repas, Jésus a pris du pain, l'a
béni, l'a partagé et donné à ses disciples en disant
"Prenez, mangez, ceci est mon corps" "Faites cela
en mémoire de moi". Il a fait de même avec une coupe de
vin, en disant "Buvez en tous, ceci est mon sang, le sang de
l'alliance qui va être répandu pour une multitude".
Ces paroles et ces gestes, si importants, sont appelés "institution
de l'eucharistie". Le sang répandu est celui de
Jésus qui meurt sur la croix le lendemain. Mais tout ne
s'arrête pas là sinon personne ne se réunirait le dimanche
pour manger, comme Il nous l'a lui-même demandé, ce pain sans
levain qui devient Jésus Christ.
IL y a eu un "après", le troisième jour après sa
mort.
C'est toujours au cours d'un repas, lorsqu'il a coupé du pain et
l'a tendu à deux hommes que ces derniers l'ont reconnu et sont
vite retournés à Jerusalem afin de transmettre la bonne
nouvelle. Bonne nouvelle confirmée par les onze apôtres réunis
qui avaient vu Jésus auparavant, bien là, revenu d'entre les
morts, au point que Thomas n'en croyait pas ses yeux. Quant à
Marie Madeleine, elle s'y attendait si peu qu'elle l'avait pris
pour le jardinier ! "C'est vrai, leur
dirent-ils, le Seigneur est ressuscité".
Alleluia ! Les premières communions se font donc souvent le
Jeudi Saint, peu de temps avant Pâques, qui est le jour de
l'institution de l'Eucharistie. Ce sera une petite fête à la
maison et une grande fête dans son coeur car cette première
communion n'est pas une fin en soi mais bien l'étape nécessaire
pour vivre pleinement notre foi en communauté et communier une
deuxième, troisième, quatrième, cinquième, ...enième fois,
tous ensemble réunis à la messe par et avec Jésus Christ. Et
puis l'année suivante, il y aura la profession de foi, jour de
grande fête en Eglise et en famille. Oui, la vie d'Eglise ne
fait que commencer...
Un
peu d'histoire
La première communion se fait immédiatement
après le baptême jusqu'au 12e siècle. Déjà, des questions se
sont posées sur la transformation du pain et du vin et la
présence réelle du Christ dans ces deux espèces
(transsubstantiation). Le Concile de Latran IV, convoqué par le
pape Innocent III (1215) a rendu officielle la
transsubstantiation et la première communion est donnée à
partir de 12 ans pour les filles et 14 pour les garçons. L'usage
entre dans le droit canon durant le Concile de Trente. Au cours
des siècles qui vont suivre, cet acte d'abord privé va donner
lieu à une cérémonie précise, où les enfants sont
rassemblés afin de recevoir le Corps du Christ pour la première
fois.
Au fil du temps, une grande fête familiale marque le passage de
l'enfance vers l'âge adulte et donne des droits nouveaux au
communiant dans la société civile ainsi qu'au sein de la
famille. Au 19e, pour l'occasion, les fillles s'habillent de
blanc afin de ressembler à la Sainte Vierge, Immaculée
Conception, mais parfois chacune rivalise de coquetterie dans le
choix de la toilette. Cette attitude a pu provoquer des
incompréhensions légitimes de la part de la population pauvre.
C'est au 20e siècle, précisément en 1910 par Pie X, que dès 7
ans -âge de raison- les enfants peuvent communier. On distingue
alors deux formes de communion : la communion dite
"privée" puisqu'elle est célébrée discrètement, et
la communion "solennelle" plus tardive, à 12/14 ans,
afin sans doute de continuer à "marquer" le passage de
l'enfance vers l'âge adulte. C'est donc la communion
"solennelle" qui donne lieu à de plus importantes
réjouissances domestiques.
La deuxième moitié du 20e siècle apporte des transformations
dans la pensée de l'Eglise, donc dans sa liturgie. La messe doit
être vécue comme le lieu du rassemblement des baptisés,
appelés à participer pleinement au repas pascal, et à vivre du
Christ après l'envoi hors des murs de l'église. La communion
n'est pas dissociée du reste de la liturgie mais devient cette
nourriture essentielle à notre foi. Elle devient donc plus
fréquente parmi les baptisés et moins contraignante. Le jeüne
la précédant est rendu plus souple. La catéchèse change,
l'accent est mis sur la proximité de Jesus et, pour une plus
grande égalite, filles et garçons revêtent l'aube blanche
sobre lors de la profession de foi, nouvelle
"appelation" de la communion solennelle, ceci afin
d'éviter les confusions et rappeler que l'eucharistie se vit
tous les dimanche. On attache plus d'importance à l'effusion de
l'Esprit Saint. La communion "privée" se dit
"première communion", puisque ce qui est une
"première" est appelé à se continuer. Elle concerne
en général les enfants de CM2 mais certains peuvent communier
dès le CM1 si certains critères sont présents. La profession
de foi se fait une année après, en sixième.
Aujourd'hui, début 21e siècle, chacun adopte la tenue de son
choix : aube, vêtement civils voire même parfois jogging
heureusement plus rares que dans les cours d'école. Les
premières communions concernent aussi des adultes, baptisés
mais n'ayant eu aucune pratique religieuse, lesquels pendant
quelques mois font une "préparation à
l'eucharistie" et communie lors d'une messe où une
attention particulière est apportée à cette première fois. En
effet, tout ce qui change de l'ordinaire des fidèles est fêté
par l'ensemble de la communauté.
Il y aura sans doute encore des changements dans les années à
venir, dus en général aux nouvelles conditions de vie qui
obligent à s'adapter, à aménager. S'il est positif que la
communion se soit assouplie, afin de lui rendre son caractère de
repas partagé, il faut toutefois faire attention à ne pas
désacraliser l'eucharistie par une trop grande décontraction.
Jésus
se donne lui-même
Quand notre pape Jean Paul II parle de la
première communion (extraits) :
Chers amis, la première
communion est sans aucun doute une rencontre inoubliable avec
Jésus; c'est un jour qu'il faut se rappeler comme l'un des plus
beaux de sa vie. L'Eucharistie, instituée par le Christ la
veille de sa Passion, au cours de la dernière Cène, est un
sacrement de la Nouvelle Alliance, et c'est même le plus grand
des sacrements. Le Seigneur s'y donne en nourriture des âmes
sous les espèces du pain et du vin. Les enfants le reçoivent
solennellement une première fois - précisément à la première
communion - et ils sont invités à le recevoir par la suite le
plus souvent possible pour rester dans une relation d'amitié
intime avec Jésus.
Pour accéder à la
communion, il faut, comme vous le savez, avoir reçu le
baptême: c'est le premier des sacrements et le plus
nécessaire pour le salut. C'est un grand événement que le
baptême! Au cours des premiers siècles de l'Église, quand
c'étaient surtout des adultes qui recevaient le baptême, la
cérémonie s'achevait par la participation à l'Eucharistie et
elle avait la solennité qui accompagne aujourd'hui la première
communion. Par la suite, quand on commença à donner le baptême
surtout aux nouveau-nés - c'est aussi le cas de beaucoup d'entre
vous, chers enfants, qui ne pouvez pas vous rappeler le jour de
votre baptême -, la fête la plus solennelle fut reportée au
moment de la première communion. Tout garçon et toute fille de
famille catholique connaît bien cette coutume: la première
communion est vécue comme une grande fête de famille. Ce
jour-là, avec le premier communiant, ses parents, ses parrain et
marraine, ses frères et surs ont part à l'Eucharistie, et
parfois les professeurs et les éducateurs aussi.
En outre, le jour de la
première communion est une grande fête dans la paroisse. Je
me rappelle comme si c'était hier le jour où, avec mes
camarades, je reçus pour la première fois l'Eucharistie dans
l'église paroissiale de ma ville natale. On a l'habitude de
fixer cet événement par une photographie de famille, pour qu'il
ne soit pas oublié. De telles photos suivent en général une
personne pendant le reste de ses jours. Avec le temps, on revit,
en tournant les pages de l'album, l'atmosphère de ces moments;
on revient à la pureté et à la joie que l'on a éprouvées
dans la rencontre de Jésus, qui, par amour, s'est fait
Rédempteur de l'homme.
(...)
Lève ta petite main, Enfant divin,
et bénis tes jeunes amis,
bénis les enfants de toute la terre!
Du Vatican, le 13 décembre
1994
http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/letters/documents/hf_jp-ii_let_13121994_children_fr.html
| 19/01/02 |
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